Retour sur le workshop Corps, Arts & Recherche, L’art « d’être bien » dans son corps de chercheur·e qui a eu lieu le 4 juin 2026 dans le cadre de l’axe 3 de la MSH Lorraine.
Ce workshop a été l’occasion d’un moment d’échanges riche autour des thématiques du bien-être de l’enseignant-chercheur. Dans l’esprit de l’axe 3, interdisciplinaire, ce workshop a permis de rapprocher différentes sphères : Matthieu Casteran, enseignant-chercheur en neurosciences (UL), Aurélie Michel, enseignant-chercheur en arts plastiques (UL) et Maria Wojewoda, doctorante en psychologie (Paris Cité) sont intervenus autour des questions de l’art dans la recherche, du processus créatif et de la place du chercheur.
Dans le cadre de sa recherche doctorale effectuée sous la direction de Léonore Robieux et de Marion Botella, Maria Wojewoda a interrogé les liens entre processus créatif et processus thérapeutique dans les art-thérapies, en montrant comment la créativité peut devenir un levier de soin, notamment dans le champ de la santé mentale. Matthieu Casteran a présenté les apports des neurosciences pour comprendre l’expérience artistique, en particulier les relations entre perception, posture, mouvement et empathie à travers différents exemples issus des arts visuels et sonores. Enfin, Aurélie Michel a abordé la place de l’organique dans la recherche-création en arts plastiques, en montrant comment le corps, la nature et l’environnement participent à la production de savoirs artistiques et scientifiques. Ces présentations ont été suivies de deux ateliers : Agathe Siebert, artiste peintre et enseignante, a proposé une sensibilisation à la peinture et à son intérêt par rapport à la recherche, tant au niveau du ressenti en tant que chercheur qu’au niveau de l’exploration de pistes conceptuelles. Mouna El Gaied, professeure de yoga et enseignante chercheuse, a proposé une séance de yoga, afin d’insister sur les liens entre la recherche et l’importance d’être bien dans son corps de chercheur.
Un débriefing est venu clôturer ce workshop : ce temps a été mis à profit pour réfléchir autour des liens existant entre les présentations conceptuelles de la première partie d’après-midi et les ateliers qui ont suivi. Des voies de recherche et des pistes pour de nouvelles propositions ont émergé : corps du chercheur et activité de recherche étant profondément liés, les arts et les activités de bien-être ne peuvent que nourrir ces pratiques. Faire intervenir des chercheurs de disciplines a priori très éloignées a permis de mettre en lumière des connexions fortes, à la fois entre des domaines très divers, mais aussi entre les thématiques du corps du chercheur, de son bien-être mental et physique.
Nous espérons poursuivre ces propositions hybrides – conceptuelles et empiriques – : ce workshop nous a convaincu de l’intérêt de vivre des expériences pour les comprendre, les faire résonner dans notre activité intellectuelle et les utiliser dans nos vies quotidiennes d’enseignant.e-chercheur.e.




